Collectif Jean de Neyman
La Résistance en mémoire

Site de recherches sur la vie de Jean de Neyman, Résistant, fusillé le 2 septembre 1944 à Saint-Nazaire (Heinlex) en Loire-Inférieure (Loire-Atlantique aujourd’hui) - France.

Septembre 2013 - Commémoration JdN Saint-Nazaire
Article mis en ligne le 7 décembre 2025

par Patrice

Contexte

Hommage rendu par le P.C.F. et le Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure*Résistance 44 est le site du Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure à Jean de Neyman à Saint-Nazaire.
Une soixantaine de personnes sont venus dont les présences remarquées de Yannick Vaugrenard, sénateur de Loire Atlantique, Yvon Renevot, secrétaire général de la Section P.C.F. de Saint Nazaire, Guy Texier, secrétaire général du Comité Départemental du Souvenir, et Véronique Mahé, élue communiste.

Allocution du P.C.F.

(Seul le prononcé fait foi)

Mesdames, Messieurs les représentants du comité départemental du souvenir des fusillés de Nantes et de Châteaubriant et de la Résistance en Loire-Inférieure,
Mesdames, Messieurs les représentants des différentes associations de résistants, de déportés, d’anciens combattants,
Monsieur le Maire de Saint-Nazaire, représenté par[...]
Mesdames et messieurs les élus, Madame, Monsieur,
Chers amis, chers camarades,

C’est ici même, à Heinlex, le 2 septembre 1944, que Jean de Neyman a été exécuté par les nazis. Il avait 30 ans. Il fut le dernier fusillé de la Poche de Saint-Nazaire.
Le jeune professeur, devenu communiste à 20 ans, était entré dans la résistance active en 1942 au moment où tout semblait perdu, au moment où la « bête immonde » gagnait du terrain sur tous les fronts en Europe. Jusqu’au 17 août 1944, date de son arrestation, à la tête de son groupe, Jean multipliera les sabotages et les actes de résistance mettant en difficulté l’occupant. Fait prisonnier, condamné à mort, il fait, je le cite : « volontairement et en connaissance de cause le sacrifice de sa vie à sa patrie et à ses amis » . Un décret du 26 avril 1956 lui attribuera, à titre posthume, la médaille de la Résistance.
Jean n’était pas seul. Des dizaines de milliers de femmes et des hommes, forts de leurs convictions ont lutté dans l’ombre, assurés que rien n’est jamais écrit d’avance, qu’il faut lutter en permanence, surtout quand le pays est proche de l’abîme pour que le peuple retrouve sa liberté, sa souveraineté, pour que soit rétablie la République et ses institutions démocratiques, laïques et sociales, pour que viennent enfin « les jours heureux » .
Le 19 juillet dernier, l’Assemblée nationale a rendu hommage à tous ces combattants de la Liberté en décidant que le 27 mai serait désormais la journée nationale de la Résistance.

Pourquoi commémorer la Résistance le 27 mai alors que d’autres anniversaires permettent de l’évoquer et de l’honorer comme le 18 juin ou encore le 8 mai, date de la reddition sans conditions de l’Allemagne nazie ?

Parce que, il y a 70 ans, le 27 mai 1943, sous la responsabilité de Jean Moulin, les représentants des mouvements de la résistance intérieure se regroupent, unifiés dans leur diversité, sous l’autorité du Conseil national de la Résistance (C.N.R.). Dix mois plus tard, paraît le programme du C.N.R. : Les Jours heureux. Un programme révolutionnaire toujours combattu aujourd’hui par le patronat.
Cette loi contribue à combattre les tentatives d’uniformisation, de confusion de l’histoire, des conflits
Cette loi précise que dans le cadre de cette journée anniversaire, les établissements d’enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance.

Oui revenir sur ces pages d’histoire permet de mieux se questionner et comprendre le moment présent.

  • Continuer aujourd’hui à refuser la banalisation du populisme xénophobe et nationaliste en France avec le Front National comme en Hongrie, Grèce et dans tant de pays européens.
  • Ne pas oublier « les wagons plombés » de Nuit et Brouillard, les « Jean-Pierre, Natacha ou Samuel » , ce ne pas accepter la chasse aux immigrés sans-papiers et la construction de murs de barbelé toujours plus hauts.
  • Expliquer le contenu précis et la mise œuvre concrète du programme du Conseil National de la Résistance pour reconstruire un pays dévasté, associant progrès économique et progrès social, n’est-ce pas faire comprendre, aujourd’hui, dans un monde en crise, pourquoi de nouvelles avancées sociales donneront de meilleurs résultats que le carcan de l’austérité présentée comme la seule solution ?

Se souvenir du 27 mai 1943, c’est reconnaître le rôle et la place de la Résistance intérieure dans la libération du pays et dans sa reconstruction. C’est se souvenir de cette unité patriotique autour d’un idéal commun qui permit à la France de figurer, le 8 mai 1945, du côté des vainqueurs. C’est rappeler à toutes et à tous, le message de Jean et de ses camarades qui nous ont montré que « l’avenir des hommes appartient d’abord aux hommes eux-mêmes ». C’est, ne jamais oublier le sacrifice de celles et ceux qui, au péril de leur vie, firent le choix de la liberté, de l’égalité et de la fraternité contre la barbarie, le racisme d’État et la folie des hommes.

Au-delà du souvenir de ces femmes et de ces hommes qui aimèrent la France à en mourir, fidèles à leurs idéaux jusqu’à leur dernier souffle, commémorer le 27 mai, c’est honorer ce programme qui appelait à, je cite le texte : « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie » . Ce programme qui garantissait le droit du travail, le droit au repos et le droit à la retraite et qui revendiquait le retour à la nation des grands moyens de production.
Ce nouveau contrat social, révolutionnaire à bien des égards, constitue encore aujourd’hui le socle commun de notre modèle social, les fondements de notre République. Un socle que les libéraux et les réactionnaires s’acharnent encore aujourd’hui à démanteler. Nous avons tous en mémoire les déclarations de Denis Kessler, responsable du MEDEF*Mouvement des Entreprises DE France - Organisme syndical patronal qui représente les dirigeants d’entreprise., affirmant, en 2007, qu’il fallait « défaire méthodiquement le programme du C.N.R. » . Une telle offensive avait suscité l’émoi des résistants qui avaient immédiatement appelé, je les cite : « les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle ». Dans le même appel, ils s’interrogeaient : « Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? » . Ils ajoutaient : « les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. »  

Le message des résistants devrait résonner fort aux oreilles de l’actuel président de la République, de son gouvernement et de sa majorité. Alors qu’il aurait fallu résolument tourner la page de la droite, force est de constater qu’ils poursuivent et prolongent, dans de nombreux domaines, l’héritage du président des riches ! Les attaques sur les salaires, la soumission à l’Union européenne, la casse du code du travail, des droits sociaux et des droits à la retraite aggravent l’austérité pour la majorité et continuent d’enrichir une poignée de privilégiés.

Au nom de quel dogme devrait-on aujourd’hui renoncer aux valeurs et aux principes portés par le programme qui voulaient « Les jours heureux »  pour tous ? Est-ce au nom de la dette ? Au nom de la compétitivité ? Au nom de la mondialisation ? Au nom de l’Union européenne ? Au nom du grand patronat ? Au nom des technocrates de la Cour des comptes ou de la Commission européenne  ?

Alors que la crise du capitalisme s’abat violemment sur les peuples, nous avons plus que jamais besoin d’un programme du C.N.R. actualisé. Car le programme du C.N.R. n’était pas simplement un programme économique et social, c’était un projet concret pour une nouvelle République ! Et construire une nouvelle République, c’est plus que jamais d’actualité. Raviver l’esprit du C.N.R., c’est aussi proclamer que la conquête des «  jours heureux  » est toujours une idée neuve en Europe. Et que cette idée neuve, reste la nôtre !

Des martyrs de la Résistance aux militants progressistes d’aujourd’hui le fil doit rester le même : l’Humain, l’Humain d’abord, l’Humain toujours.

Pour la cinquième année, je souhaite profiter de ce moment pour exprimer notre demande d’une décision rapide sur le devenir du nom de Jean de Neyman dans notre ville.
Cette décision est d’autant plus urgente que le collège Jean de Neyman a fermé ses portes le 1er juillet dernier et a fusionné avec le collège Manon Roland au sein du nouveau collège Anita Conti inauguré le 31 août dernier.
Cette question du devenir du nom de Jean de Neyman a fait couler beaucoup d’encre.
Nous soutenons la dernière proposition avancée de donner le nom de Jean de Neyman au boulevard actuellement Albert Einstein situé sur ce territoire d’Heinlex. Le nom de Jean de Neyman pour ce boulevard qui nous conduit au lieu où il a été fusillé a du sens.
Il ne s’agit pas non plus de faire disparaître le nom d’Albert Einstein de la ville de Saint-Nazaire mais de le réserver pour un nouveau lieu et pourquoi pas dans le cadre du réaménagement de ce quartier. Ainsi pourrait se côtoyer trois physiciens : Einstein, Georges Charpak et Jean de Neyman.
Nous demandons maintenant une décision rapide après 5 années de discussion.
J’espère que nous nous retrouverons très prochainement pour l’inauguration du Boulevard Jean de Neyman.

Ainsi ne jamais renoncer, ne jamais transiger, vouloir vivre libres, et mieux encore, vouloir vivre heureux ensemble, voilà ce que nous enseigne l’Histoire. Continuer ce combat et finir par le gagner voilà la bonne façon d’honorer le sacrifice de Jean et de ses camarades dont nous célébrons aujourd’hui la mémoire.

Je vous remercie.

Yvon Renévot
Secrétaire général de la Section P.C.F. de Saint Nazaire

Allocution du Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

(Seul le prononcé fait foi)

Chers camarades,

En nous rassemblant aujourd’hui devant la stèle rappelant l’exécution de Jean de NEYMAN par l’armée allemande, ce n’est pas seulement un moment de recueillement, d’hommage à la mémoire de Jean, de travail de mémoire à la Résistance, mais c’est aussi se poser la question :
Pourquoi des hommes et des femmes, comme Jean, ne se sont pas seulement indignés contre l’occupation de la France par l’armée nazie et l’appel à la collaboration et à la servitude par la clique de Vichy, mais se sont révoltés en Résistant, en combattant y compris les armes à la main contre le fascisme et le nazisme, pour la liberté et la paix, pour le progrès social.

Je ne parle pas bien sur des « résistants » de la dernière heure, ceux de septembre 1944, qui souvent après avoir collaboré avec l’armée nazie et Vichy, sentant après la défaite nazie à Stalingrad,que le sens de l’histoire des hommes et des peuples allait tourner, ont senti qu’il fallait être du bon côté en devenant des résistants de salon pour échapper à avoir à rendre des comptes la paix revenue.

Ceux là même que l’ont a retrouvé au moment de la guerre froide dans de hautes fonctions de l’état et des entreprises industrielles coupables de collaboration avec l’ennemi.

Dès 1940, dans la clandestinité, ces hommes et ces femmes, communistes, syndicalistes C.G.T, gaullistes, socialistes, démocrates, athées ou croyants se sont organisés pour combattre l’occupant, la police des nazis et de Vichy avec l’objectif de rendre l’honneur à la France et aux français, bafoué par Pétain/Laval et la clique de Vichy, mais aussi lui donner des institutions démocratiques et de progrès social.

Les années 1941-42-43 ont été très dures en Loire Inférieure, les arrestations, les condamnations à mort suivies des fusillades, les déportations, les internements ont frappés des milliers de ces hommes et de ces femmes : 331 fusillés, massacrés, morts sous la torture dont 22 femmes, des milliers de déportés dont beaucoup ne reviendront pas.

Daniel CORDIER, le secrétaire de Jean MOULIN, rappelle que les résistants n’étaient au plus haut niveau que 240.000 sur 40 millions de français, qu’il y a eu plus de 100.000 arrestations dont 40.000 ont été assassinés par les nazis, la police et la milice de Vichy.

Et c’est dans les heures les plus noires de notre histoire contemporaine que des hommes décident que l’avenir de la France sera progressiste et social. Une leçon pour aujourd’hui.

C’est en plein chaos qu’ils préparent ce qu’ils ont appelé « les jours heureux » le programme du C.N.R. qui se projetait dans la perspective de la libération nationale et la victoire de la démocratie ce programme était une perspective de renouvellement, d’espoir contre les injustices, l’intolérance, le fanatisme, le racisme, tout ce que généra la barbarie nazie au moment même ou se produisait en France un déchaînement de répression terrible : la traque criminelle des juifs, des communistes, des démocrates avec les exécutions comme celles de Châteaubriant et de Nantes, les déportations.

Après des mois de contacts clandestins le 27 mai 1943 est créé le C.N.R. sous la haute autorité de Jean MOULIN, représentant le général DE GAULLE, mais si l’objectif était de donner à la Résistance une autorité nationale, la participation importante de la classe ouvrière dans la Résistance à permis d’imposer un programme novateur, progressiste, social qui fera aussi l’objet d’un an de négociations entre toutes les composantes du C.N.R. et c’est le 15 mars 1944 qu’est adopté à l’unanimité le programme du C.N.R.

Le grand patronat évidemment n’y était pas et tout le monde ici comprendra qu’il avait d’autres préoccupations.

Le texte final après des mois d’âpres discussions entre les progressistes, syndicalistes et la composante de la droite notamment sous la présidence de Louis SAILLANT représentant la C.G.T qui impulsera fortement la réflexion sur l’innovation sociale à toujours été combattue par le patronat et la droite.

Cette année a été commémoré, bien timidement, le 70e anniversaire du C.N.R. Il méritait mieux et notamment en y associant son programme.

Il est vrai qu’il est difficile à la fois de commémorer un contenu social de haut niveau en ayant une continuité politique depuis deux décennies qui conduit à le vider de son contenu.

Il n’est pas possible à la fois de répondre aux exigences légitimes du peuple, du monde du travail créateur des richesses en cédant aux sirènes du renoncement et de l’abandon et en même temps aux exigences de la finance.

La finance et le patronat des KESSLER, PARISOT et GATTAZ ont de puis longtemps l’ambition de détruire systématiquement, méthodiquement le contenu du programme du C.N.R. :

  • La sécurité sociale de haut niveau et la retraite par répartition
  • Les nationalisations par une privatisation rampante Les droits des travailleurs dans les entreprises
  • Les droits des comités d’entreprises en les limitant à la gestion des œuvres sociale
  • Le droit au travail et au repos par la casse du code du travail
  • La garantie du pouvoir d’achat des salaires et des retraites par la pratique de la précarisation, des bas salaires et du blocage du revenu.

Pour eux les fruits du travail n’ont pour objectifs que de créer des plus values bancaires, de cotations en bourse et du CAC 402.

Ceci a été clairement exprimé par PARISOT quand elle déclare « les salaires pour les salariés et les dividendes pour les actionnaires » .

Les inégalités de classe s’élargissent au profit des actionnaires et de la finance, ce qui conduit à un recul social qui engendre un recul de société.

Il n’est pas possible d’imaginer qu’il puisse y avoir une relance économique sans qu’il y ait de progrès social en direction des producteurs de richesses, des salariés et des retraités.

D’ailleurs nous sommes préoccupés par les déclarations du ministre de l’éducation nationale quand il parle d’allègements du programme Histoire- géo pour les classes de première dans le profil des allègements de l’époque Sarkozy dont serait victime cette partie de notre histoire dont le Programme du C.N.R. s’appuyant sur les idéaux de la Résistance intérieure et extérieure.

Alors soyons dignes de Jean et de tous ceux, hommes et femmes, de la Résistance qui ont refusé la servitude et ne laissons pas détruire ce pourquoi ils ont lutté jusqu’au sacrifice de leur vie les acquis du programme du C.N.R. comme l’a récemment rappelé Robert CHAMBEIRON secrétaire du C.N.R. quand il déclare :

Aujourd’hui, les valeurs de la Résistance sont menacées. On voit resurgir de plus en plus de campagnes de dénigrement, l’apologie de Vichy, le racisme au quotidien. Cela signifie que les valeurs humanistes ne sont pas acquises pour toujours. Nous devons lutter avec fermeté et sans concession contre les résurgences du nazisme et du racisme. Autrement dit, au volontariat qui fut le nôtre il y a 70 ans, doit succéder un nouveau volontariat au service des valeurs de la Résistance. Une société est en péril lorsque le tissu social se déchire, quand la fracture s’élargit entre le « peu » qui ont trop et le « reste » qui a peu, quand la désespérance frappe une large fraction de la population. Sans justice, sans égalité, sans solidarité, la démocratie devient un mot vide de sens. La remise en cause de ce que l’on appelle les acquis de la Résistance, notamment sur le plan social, constitue un recul historique qui tend à priver de son sens véritable le combat du peuple français pour sa libération.

Guy TEXIER
Secrétaire général du Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

Galerie photos

<p>et fait son allocution.</p>© Photo Patrice Morel - 2013-0459. © Photo Patrice Morel - 20130907-0463. © Photo Patrice Morel - 20130907-0471. <p>(à sa droite : Yvon Renévot)</p>© Photo Patrice Morel - 20130907-0472. <p>devant la stèle de Jean.</p>© Photo Patrice Morel - 2013-0490. © Photo Patrice Morel - 20130907-0485. © Photo Patrice Morel - 20130907-0847.

Note : Le ’’i’’ bleu en haut et à gauche qui apparaît sur certaines images vous donne une information sur le document présenté.
Personnes citées dans les photos :Véronique MAHÉ (Membre du P.C.F.), Patrice MOREL (Membre du Collectif Jean de Neyman - photographe), Yvon RENÉVOT (Secrétaire général de la section du P.C.F. de la Section de Saint-Nazaire), Guy TEXIER (Secrétaire général du Comité Départemental du Souvenir).

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